Réputé
de "Mig Killer" aux mains des américains,
depuis la guerre du Vietnam, armé du redoutable
à guidage infra-rouge Sidewinder, la France lui
adapte les missiles Matra R530, R550 à guidage
electromagnétique et le Magic II.
Le chasseur, arrivé en France alors que les Etats-Unis
commençaient à le retirer du service actif,
se fait, avec le temps, de plus en plus surpasser durant
les exercices internationnaux. La faiblesse de son radar
à basse altitude ne lui permet plus de prendre
l'avantage face à la nouvelle génération
d'avion équipés de radars à effet
Doppler.
A partir de 1990, une modernisation de 17 des cellules
ayant le plus de potentiel est indispensable pour les
faire tenir jusqu'à l'arrivée du Rafale,
qui tardera à être mis en service. Cette
solution d'attente est préférée à
la location de F/A-18 Hornet, pourtant appuyée
par l'Aéronavale.
La
version prolongée (F-8 P) n'a de nouveau que quelques
équipements. Des instruments de navigation, des
installations électriques, le détecteur
SHERLOC et l'adaptation du siège éjectable
Martin Baker MK7 (voir
article) doivent faire tenir le Crusader jusqu'en
1999. Cette mise à jour, réalisée
à Cuers, est supervisée par Dassaut Aviation.
Novembre 1999, signe l'arrêt définitif des
derniers Crusader dans le monde. Ce chasseur exceptionnel,
arrivé trop tard en France, aurais sans doute mérité
une mise à jour des certains de ses sytème dès
son arrivée. Hélas, pour certains, un intercepteur
Américain en France était difficile à
accepter, à tord ou à raison... Il sera,
quoi qu'il en soit remplacé par un avion avion multirôle
non moins exceptionnel, le Rafale.
Sur 42 Crusader livrés à la France, 21 ont
été crahsés et 5 mis hors services
à la suite d'accidents.
A
droite,l'enseigne
de Vaisseau Aubry
le dernier "Crouzeman" à passer les 500
heures de vol sur Crusader, dans le monde, quelques jours
avant l'arret définitif des vols.
Texte et photo : C.Cosmao
Article
paru en décembre 1999
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