Les derniers pilotes de Crusader français

La dernière croisade
Article paru en décembre 1999

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Le mois de décembre 1999 à marqué la fin de 35 ans de règne des silhouettes de Crusader dans le ciel breton. La BAN de Landivisiau abritait ces chasseurs construits aux Etats-Unis pour les besoins de l'Aéronavale française sous la dénomination de F-8 E FN Crusader.

Dès le début des années 60, l'Aéronavale cherche un nouveau chasseur pour remplacer l'Aquilon. Dassault Aviation ayant des difficultés à navaliser son Mirage, la France s'est naturellement tournée vers les Etats-unis. Deux chasseurs interessent alors l'Aeronavale, le F-4 Phantom de Mc Donnell Douglas et le F-8 Crusader de Chance Vought.

Rapidement, le choix du Crusader s'impose, pour son aptitude à manoeuvrer sur de petites palteformes. De plus, Chance Vought propos à la France une version améliorée de son dispositif hypersustentateur. Son aile à incidence variable augmentée permettra à l'avion des approches plus lente, tout en gardant une inclinaison suffisante pour que le pilote garde une bonne visibilité vers l'avant.

En novembre 1964, l'Arromanches livra un premier lot de cellules. Les premiers avions sont destinés à la Flottille 12F, réactivée pour l'occasion. Ancienement équipée de Corsair F-4U, elle était alors spécialisée dans l'attaque au sol.

Crusader au décollage
F8P Crusader avec Magic III

A partir du 1er mars 1965, c'est à la Flottile 14F qu'est destiné le deuxième lot d'avion livré peu de temps avant par le Foch. La Flottile au corsair borgne gardera ceux-ci jusqu'en 1979, date à laquelle elle s'équipera de Super Etendard.

Le Crusader est un intercepteur pur qui correspond parfaitement aux besoins français. Son fort taux de roulis et sa post combustion "vitaminée" en font un chasseur idéal à haute altitude.


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