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Le Rafale M1, livré à l'Aéronautique Navale, est reparti
aux mains du constructeur pour les qualifications de
divers
matériels
des futurs standards. Livrés de décembre
2000 à fin 2001 au standard LF1 (post
F1), les premiers Rafale M seront progressivement rétrofités
à leur standard opérationnel. Cette période
marquera aussi la qualification du Mica ER et du Canon
Giat
791M, prévus pour la mise en service opérationnelle.
Les Rafale M remplacent les F-8P
Crusader, arrêtés de vol en 1999 et
dédiés à la protection aérienne
du groupe aéronaval. Restreint aux capacités
air-air, ce n’est qu’au standard F2 que les
Rafale pourront remplacer les Super Etendard Modernisés
dans ses missions Air-sol. Grâce à son armement
AASM, au Scalp EG et la capacité de vol à
basse altitude du radar RBE2, le Rafale sera alors pleinement
opérationnel.
Pour les marins, la campagne CDG-3 effectuée fin
2002, avait pour but de valider une partie de ces emports
dont la nourrice de ravitaillement en vol jusqu'alors réservée
au Super Etendard. Cet équipement permettra une allonge
de l’avion à plus de 1000 nautiques contre
750 nautiques pour le SEM.
Cette qualification affranchira la Marine d'une partie de
ses demandes d’interventions de ravitailleurs de l’armée
de l’air, bien plus lourdes et complexes, voire impossibles
à mettre en œuvre dans certains cas de figure.
Les qualifications au catapultage et à l'appontage sont
essentielles avant la mise en service de chaque équipement.
Chaque certification se déroule très en amont de la mise
en service. La manipulation des différents emports doit
aussi être validée par les équipes chargées de leur futures
mises en oeuvre. Durant CDG3, des configurations lourdes
air-air (2 Mica en bout d'aile, 2 Mica sous voilure, 2
Mica en ventral, 2 bidons et la Nounou) ont été validées.
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