Le
digne successeur du P2V7 Neptune et de l'ATL1
souffre
actuellement d'un manque de mise à jour de
certains de ses systèmes de lutte ASM. Pourtant,
il n'est pas prévu à ce jour de la
remplacer avant 2027 ou 2030...
La souplesse d'utilisation de cet appareil lui permet
de réaliser des missions diverses et variées,
participant autant à certaines missions de
lutte anti-pollution, de police des mers ou de patrouille
maritime (PATMAR). Cablé depuis 2008, l'ATL2
peut aussi, maintenant, larguer de l'armement air-sol
guidé laser de type GBU.
Sa priorité demeure pourtant la chasse anti-navire
et sous-marine, domaine pour lequel il a été conçu
et reste redouté dans toutes les mers du
globe. Ses duos avec les hélicoptères WG13
lynx laissent peu de chances à un
navire ou un sous-marin passant dans leur zone
de détection. Son radar electro-magnétique,
situé au bout de l'enpenage (arrière) demeure une
solution de détection particulièrement difficle
à leurrer.
Le Falcon 50M, plus petit et plus rapide se voit encore
régulièrement voler la vedette par cet
écumeur des mers, idéal pour toutes
recherches de marins en détresse. La bulle
située dans le nez de l'appareil et les deux
sabords (cotés) confèrent aux observateurs
une grande visibilité.
Dès qu'un naufragé est repéré,
marqueurs fluorescents
et fumigènes sont largués afin d'estimer
au plus juste la zone idéale de largage
de la chaîne SAR. Selon la dérive
du produit marqueur dans l'eau et la direction
de la fumée, la
chaîne sera larguée en amont du courant,
pour éviter au naufragé de s'épuiser
à nager vers elle. Il pourra alors se hisser
dans l'embarcation et attendre une unité de
sauvetage civile ou militaire viendra le "repêcher".
En
cas d'avarie grave, la coque de l'ATL2 est prévue
pour l'amerrissage et l'appareil flotte sans problème
dans une mer peu formée. Les marin Allemands
en ont dailleurs fait l'expérience.
Textes et photo : C.Cosmao
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