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ATL2, torpilles

Les missions SAR de l'ATL2
Le bréguet Atlantique 2, outil multi-mission

Article paru en mars 2003, mis à jour avril 2009
Voir aussi : fiche technique / Aeronavale

La mission " SAR ", prioritaire pour l'ATL2 il y a encore quelques années, est passée depuis à un rôle secondaire avec l'arrivée des Falcon 50 M. Pourtant, cet outil si bien conçu à l'origine, reste de deuxième alerte pour ce genre de mission.

Le digne successeur du P2V7 Neptune et de l'ATL1 souffre actuellement d'un manque de mise à jour de certains de ses systèmes de lutte ASM. Pourtant, il n'est pas prévu à ce jour de la remplacer avant 2027 ou 2030...

La souplesse d'utilisation de cet appareil lui permet de réaliser des missions diverses et variées, participant autant à certaines missions de lutte anti-pollution, de police des mers ou de patrouille maritime (PATMAR). Cablé depuis 2008, l'ATL2 peut aussi, maintenant, larguer de l'armement air-sol guidé laser de type GBU.

Sa priorité demeure pourtant la chasse anti-navire et sous-marine, domaine pour lequel il a été conçu et reste redouté dans toutes les mers du globe. Ses duos avec les hélicoptères WG13 lynx laissent peu de chances à un navire ou un sous-marin passant dans leur zone de détection. Son radar electro-magnétique, situé au bout de l'enpenage (arrière) demeure une solution de détection particulièrement difficle à leurrer.

Le Falcon 50M, plus petit et plus rapide se voit encore régulièrement voler la vedette par cet écumeur des mers, idéal pour toutes recherches de marins en détresse. La bulle située dans le nez de l'appareil et les deux sabords (cotés) confèrent aux observateurs une grande visibilité.


Dès qu'un naufragé est repéré, marqueurs
fluorescents et fumigènes sont largués afin d'estimer au plus juste la zone idéale de largage de la chaîne SAR. Selon la dérive du produit marqueur dans l'eau et la direction de la fumée, la chaîne sera larguée en amont du courant, pour éviter au naufragé de s'épuiser à nager vers elle. Il pourra alors se hisser dans l'embarcation et attendre une unité de sauvetage civile ou militaire viendra le "repêcher".

En cas d'avarie grave, la coque de l'ATL2 est prévue pour l'amerrissage et l'appareil flotte sans problème dans une mer peu formée. Les marin Allemands en ont dailleurs fait l'expérience.

Textes et photo : C.Cosmao

ATL2, pilote
ATL2, moteur tournant
ATL2, observateur ATL2, chaine SAR


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