Dans
l'ensemble du pays les forêts sont régulièrement
ravagées par des incendies souvent difficiles à
maîtriser à cause de conditions extrêmes.
Endroits inaccessibles, montagneux, vents chauds et
puissants,
foyers multiples (souvent allumés par l'homme),
ces
éléments demandent des machines fiables et
rapides à intervenir du lever au coucher du soleil.
Durant l'été, les 15 avions du groupe se
divisent en huit détachements dans le pays afin
de réduire au maximum les délais d'interventions.
Si le nord et surtout St Jacques de
Compostelle, est la cible régulière des
pyromanes, tout le pays demande une attention de chaque
instant. Une intervention retardée peut signifier
des heures de travail supplémentaire pour les pompiers
au sol et des hectares supplémentaires détruits.
La plupart des 45 pilotes ont moins de 35 ans. La différence
majeure par rapport à la France et qu'ici il suffit
de 300 heures de vol pour un militaire pour être
admissible à l'examen d'entrée. Il passera
ensuite 500 heures en copilote avant de passer aux commandes.
Leurs interventions quasi quotidiennes leur donnent rapidement
l'expérience requise et la connaissance du terrain.
Les
«Focas» (phoques, du nom de leur indicatif
radio) et leur «Botijos» (gourdes, surnom
de l'appareil en Espagne) veilleront sans doute encore
longtemps dans le ciel Espagnol avant de voir venir la
relève, car aucun remplaçant n'est à
l'étude actuellement.
Le CL215 a été conçu dans les années
60 dans un soucis de permettre d'éteindre plus
rapidement les feux qui ravageaient certaines parties
du Canada. Sa capacité à pouvoir
se ravitailler directement sur les points d'eau grâce
à son système d'écopage, le Canadair
reste au
plus près des incendies, ce qui lui permet d'effectuer
un grand nombre de rotations en un minimum de temps.
En
plus d'une reconnaissance nationale, les Canadairs auront
un certain succès à l'export. Les livraisons
de cet avion commencèrent en 1969 et durèrent
20 ans pendant lesquels 125 exemplaires furent construits
pour huit pays.
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