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WG13 Lynx et SA 321 G Super Frelon

Flottille 32F : Super Frelon en action !
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Les hommes de la 32 éme Flottille basée à Lanvéoc-Poulmic, surveillent les bateaux, traquent les pollueurs, épandent des produits anti pollution, sauvent les marins en difficultés…Par tous les types de temps, ils interviennent en moins de deux heures le jour et quatre heures la nuit, à tout appel de détresse.

Au dela des opérations très médiatisées comme le sauvetage des marins de l'Erika ou de l'Amoco-Cadiz, ce sont plus de 1500 vies qui ont été sauvées depuis 42 ans. Leur équipage est composé : d'un pilote, un copilote, un treuilliste, un mécanicien, un plongeur, un médecin et d'un infirmier.Crée en janvier 1958, la 32F effectua prés de 20000 heures de vol au-dessus de l'Afrique du nord avant de rallier Saint-Mandrier, où elle suivit une reconversion à la lutte anti-sous-marine.

En 1964, elle rejoint ses installations actuelles de Lanveoc-Poulmic dans le cadre du redéploiement des forces aéronavales vers l'Atlantique. En septembre 1997 elle s'agrandit avec quatre détachements équipés de SA 365 Dauphin , au Touquet, Cherbourg, La Rochelle et Hyères, qui lui permettent d'être présente sur tout le littoral français. Depuis 1970, les hélicoptères Super Frelon leur offrent une très grande souplesse d'utilisation et un accroissement de leurs missions.

Grâce ses trois turbines de 1500 chevaux, sa masse de 13 tonnes et ses 23 mètres de long, il peu transporter 27 hommes, ou 15 blessés couchés ou 4,5 tonnes sous élingues. Cet appareil est aussi un outil indispensable au transport de personnes et de matériel lourd vers le porte-avions " Charles de Gaulle " comme certaines pièces spécifiques du Super Etendard ou du Rafale .

Le coût d'entretien et d'utilisation a réduit sensiblement le nombre de Super Frelon volant en France (sur 25 en 1970, 6 volaient en 2002), pourtant certaines de leurs missions ne peuvent être assurées par aucun autre hélicoptère de l'hexagone. De plus, depuis quelques années, la marine observe une recrudescence des sauvetages ( 99 personnes secourues en 1996, 139 personnes en 1997 et 204 personnes en 1999 ). A l'heure de la standardisation des aéronefs de la Marine Nationale, l'arrivée de son remplaçant l'Aérospatiale NH90, est très attendu.

Le coût est là aussi le handicap le plus important au développement de cet hélicoptère qui est pourtant déjà commandé par plusieurs pays. Son arrivée dans les Flottilles serait retardée à 2005. Les hautes technologies en aéronautique sont de plus en plus coûteuse, et les budgets réduits. La seule solution pour l'armée est de commander aux constructeurs des aéronefs " multifonctions ", comme le Rafale qui remplacera trois types d'avions sur le porte-avions "Charles de Gaulle ".

(à droite) Lors des appontages, les Super-Frelons sont calés et saisinés sur le pont d'envol. Deux ponev restent de chaque coté de l'hélicoptère, afin de le libérer en cas de décollage d'urgence. L'encombrement du Super-Frelon permet difficilement aux avions de décoller ou d'atterrir du PA " Charles de Gaulle " lorsqu'il reste "moteur tournant". L'appontage du Super Frelon se fait en rapprochement bâbord du P.A., puis arrivé à la hauteur de sa zone d'atterrissage, il se décale sur tribord pour se poser. Même en hélicoptère, l'appontage est un exercice difficile. Les pilotes doivent se concentrer sur l'horizon plus que sur les mouvements du pont, qu'ils ne pourront anticiper. Comme pour les avions, le chien jaune dirige la manoeuvre.

Photo et textes : C.COSMAO
Hangar SA 321 G Super Frelon
Préparation Super Frelon


Super Frelon sur le porte-avions Charles de Gaulle
Vue du poste pilote sur le PA Charles de Gaulle


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