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Il est à noter que le Rafale M 1, arrivé
en décembre 2000 sur la BAN, est provisoirement
reparti aux mains du constructeur pour les qualifications
de divers
matériels du standard F2, puis F3. Livrés
de décembre
2000 à fin 2001 au standard LF1 (post standard
F1), les premiers Rafale M sont progressivement rétrofités
à leur standard opérationnel jusqu’au
début de l’année 2004. Cette période
marquera aussi la qualification du Mica ER et du Canon
Giat
791M, prévus pour ce standard.
Les Rafale M remplacent les F-8 P Crusader, arrêtés
de vol en 1999 et dédiés à la protection
aérienne du groupe aéronaval. Restreint
aux capacités air-air, ce n’est qu’au
prochain standard que le Rafale commencera à remplacer
les Super Etendard Modernisés dans ses missions
Air-sol. Grâce à son futur armement AASM,
au Scalp EG et la capacité de vol à basse
altitude du radar RBE2, le Rafale sera alors pleinement
opérationnel.
Pour les marins, la campagne CDG-3 effectuée fin
2002, avait pour but de valider une partie de ces futurs
emports
dont la nourrice de ravitaillement en vol jusque là
réservée au Super Etendard. Cet équipement
permettra une allonge de l’avion à plus de
1000 nautiques contre 750 nautiques pour le SEM.
Cette
qualification
affranchira la Marine d'une partie de ses demandes d’interventions
de ravitailleurs de l’armée de l’air,
bien plus lourdes et complexes, voire impossibles à
mettre en œuvre dans un conflit dépassant le
rayon d’action d’un KC-135.
La capacité de frappe éloignée sera
d’autant plus importante, que le rayon d’action
des futurs missiles Scalp et ASMP-A sera largement augmenté
par rapport aux armements actuellement en service. A partir
de fin 2003, l'essentiel des différents emports du standard
seront qualifiés.
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