Le
digne successeur du P2V7 Neptune et de l'ATL1 souffre
actuellement d'un manque de mise à jour de
certains de ses systèmes qui n'arriveront pas
avant 2007 et son remplacement progressif, selon Alavia,
à partir de 2027 ou 2030.
Sa priorité est maintenant la chasse anti-navire,
domaine pour lequel il a été conçu,
et reste redouté dans toutes les mers du globe.
Ses duos avec les hélicoptères lynx
ne laissent pratiquement aucune chance à un
navire ou un sous-marin passant dans leur zone de
détection.
La souplesse d'utilisation de cet appareil lui permet
de réaliser des missions diverses et variées,
participant autant à certaines missions de
lutte anti-pollution, de police ou de patrouille maritime
(PATMAR).
Le Falcon 50M, plus petit et plus rapide se voit encore
régulièrement voler la vedette par cet
écumeur des mers, idéal pour toutes
recherches de marins en détresse. La bulle
située dans le nez de l'appareil et les deux
sabords (cotés) confèrent aux observateurs
une grande visibilité.
Dès qu'un naufragé est repéré,
marqueurs fluorescents
et fumigènes sont largués afin d'estimer
au plus juste la zone idéale de largage de
la chaîne SAR. Selon la dérive du produit
dans l'eau, et la direction de la fumée, la
chaîne sera larguée en amont du courant,
pour éviter au naufragé de s'épuiser
à nager vers elle.
Il pourra alors se hisser dans l'embarcation et attendre
la SNSM, ou une unité de sauvetage civile ou
militaire viendra le "repêcher".
En
cas d'avarie grave, la coque de l'ATL2 est prévue
pour l'amerrissage et l'appareil flotte sans problème
dans une mer peu formée.
Son remplaçant s'appellera peut-être
ATL3, et ne sera qu'une mise à jour importante
de cet avion "multimissions" fiable et déjà
éprouvé dans de nombreux pays.
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