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Porte-avions Charles de Gaulle en mer

Sur le pont du "Charles"
Le porte-avions Charles de Gaulle

Voir aussi : Rafale sur le CDG

Longtemps critiqué pour ses défauts de jeunesse, le Porte-avions à propulsion nucléaire R91 "Charles de Gaulle" assume dorénavant ses missions avec brio. Ce navire à la fois prototype et premier de série prouve le savoir-faire français, en construction navale comme en nucléaire.

Ce navire de 40 000 tonnes à pleine charge est désormais opérationnel. Ses capacités sont en tout point supérieures à celles de ses prédecesseurs « Foch » et « Clémenceau », avec son pont d’envol de 260 mètres et ses hangars 40% plus importants (4600m2).

Ces dimensions impressionnantes sont pourtant bien petites quand on le compare aux géants américains qui avoisinent les 100 000 tonnes. La « petite » taille de ce navire du être compensé par le système « SATRAP », d’anti-roulis et de lacet, afin de permettre aux aéronefs de décoller et d’apponter même avec une mer agitée.

Le « fameux » rallongement du pont, longuement décrié, à simplement permis une manutention plus rapide et efficace des E2C "Hawkeye" après leur appontage. Le personnel sensible, comme les armuriers ou les personnes chargés du carburant, arborent la couleur rouge, le directeur des vols, le jaune, les infirmiers le blanc avec une croix rouge…

Ce n’est pas un hasard si l’environnement du pont d’envol est considéré comme l'un des plus dangereux au monde. Le balai des techniciens doit être parfaitement réglé pour ne pas causer d’accidents graves. Cet endroit si exigu demande une concentration sans faille au personnel.

Le temps du F8 Crusader "mangeur d’hommes" comme l’appelait le personnel de pont américain, à cause de son entrée d’air béante, est bien heureusement révolu. Les accidents sont rares, et souvent bénins. Poutant le E-2C Hawkeye inquiete particulièrement, par son bruit sourd qui peut être couvert par le son des chasseurs au catapultage et ses hélices sont particulièrement dangereuses. Il est indispensable d'avoir des yeux partout lorsqu'on est sur le pont.

Le ravitaillement d'un aéronef n'est jamais sans risque non plus, le "personnel carburant" (en rouge) est sytématiquement encadré de pompiers (tenues métalisées) qui surveillent la manipulation.

Porte-avions Charles de Gaulle a BrestRavitaillement d'un super etendard sur le pontE2C Hawkeye sur le porte-avionsSuper Etendard Modernisé sur le porte-avions


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