| Après
l'impopulaire guerre du Vietnam, les crédits de l'U.S.
Air Force furent réduits, au détriment du F-15, commandé
à Mac Donnell Douglas, pour remplacer les F-4. Ni le F-4
phantom II, ni le F-111 ou le F-105 ne correspondaient
à la nouvelle donne imposée par l'U.R.S.S. et leurs migs
17 et 21, supérieurs en " dog fight ".
General Dynamics proposa son YF-16, qu'il fit voler le
20 janvier 1974, non sans quelques problèmes. Il fut quand
même préféré en 1975, à son concurrent le YF-17, plus
connu, bien plus tard sous le nom F/A 18*. Les qualités
premières de ce nouveau chasseur léger devaient être la
manœuvrabilité ainsi qu'un coût réduit par rapport au
F-15. Une des innovations du F-16 est son instabilité
en vol subsonique, à cause de son centre de gravité légèrement
négatif, compensé par un système de stabilité électronique.
La
première commande de l'U.S.A.F. comprendra 650 exemplaires
équipé du radar APG-66, d'un HUD Marconi et du moteur
Prat and Whitney F100-PW-200 qui équipe aussi le F-15.
Les versions suivantes, à partir de 1984, ont reçu le
radar APG-68, un deuxième écran cathodique et une amélioration
des commandes HOTAS*. L'habitacle du F-16 est très petit,
très sobre, très clair. La verrière " goutte d'eau " descend
jusqu'à hauteur de la poitrine du pilote, ce qui lui confère
une visibilité inégalée. Les instruments indispensables
sont naturellement à portée de main.
Le F-16 XL, la dernière version ne connaît pas le succès
des autres versions, malgré sa manœuvrabilité doublée,
par rapport à la version A, et sa capacité à décoller
et atterrir sur des pistes bien plus courte grâce à sa
surface alaire augmentée. |